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Exclusion des représentants légitimes des populations riveraines dans la plateforme tripartite de dialogue à la Socapalm Kienké

 Les représentants légitimes des populations riveraines de la Socapalm à Kienké ne feront pas partie de la plateforme tripartite de dialogue instituée par le Préfet du departement de l'Océan... 

 

En réponse aux manifestations du 14 novembre 2016 et au blocage de la voie donnant accès à l’usine de la Socapalm Kienké par les populations riveraines le 17 novembre, le Préfet du département de l’Océan a institué une plateforme tripartite de dialogue au sein de la plantation Socapalm de Kienké. Cette plateforme a pour vocation de faciliter le dialogue entre les populations riveraines et les dirigeants de la Socapalm, dans l’optique de trouver des solutions aux multiples revendications sociales de ces populations.
Comme le veux les usages administratifs en la matière et tel que cela s’est observé dans les autres plantations de la Socapalm, un pareil espace de dialogue doit regrouper trois parties à savoir : les dirigeants de la Socapalm, les représentants des populations riveraines et les autorités administratives dont le rôle est celui d’arbitre des discussions et de gendarme de l’exécution des résolutions prises. Chose curieuse, le Préfet du département de l’Océan en instituant la plateforme à Kienké a intentionnellement (et certainement pas gratuitement) exclu les représentants des populations riveraines réunis au sein des associations de défenses des droits des populations. Pour le compte des riverains il y a plutôt introduit un riverain (un certain Docteur) travaillant comme cadre à la Socapalm, le chef de village Mabenanga et deux chefs de groupement. Or, les chefs sont par définition des auxiliaires de l’administration et dans ce contexte ne peuvent valablement défendre les intérêts des populations.
Notons qu’à Kienké, il existe deux associations de défense des droits des riverains à savoir la SYNAPARCAM (Synergie Nationale des Paysans et Riverains du Cameroun) et l’association "Les Bons Voisin" de Kribi. Ces deux associations regroupent en leur sein l’essentiel des habitants des villages riverains de la Socapalm, qui ont d’ailleurs donné mandat aux leaders associatifs pour agir en leur nom pour la défense de leurs intérêts. Il apparaît donc incompréhensible qu’une plateforme de dialogue ne comprenne pas les membres des associations, lesquels sont les seuls à même de mieux défendre les intérêts des riverains, ceci en raison de leur connaissance parfaite du dossier et des réelles revendications et attentes des populations.
A quel jeu joue le Préfet du département de l’Océan ? Cherche t-il réellement à apaiser le climat social dans cette zone de son territoire de commandement ? Pourquoi écarter de cette plateforme les leaders des associations de défense des riverains ? Se soucie t-il réellement du bien être de ces populations qui ne demandent qu’à jouir pleinement de leur droit afin d’amorcer le développement de leurs localités ? Tout porte à croire que soit monsieur le Préfet joue un rôle trouble, soit il ne mesure pas pleinement l’enjeu des discussions au sein de cette plateforme pour les populations.
Bien plus, conscient de la gravité d’une telle exclusion des représentants légitimes des populations riveraines et craignant que ces derniers ne s’invitent (même sans  carton d’invitation) à la table des discussions, le Préfet a fait exprès de programmer la première séance de travail de la plateforme le 15 décembre 2016, date du grand défilé du peuple Mabi (tribu des populations riveraines de la Socapalm Kienké), marquant l’apothéose de leur festival culturel annuel NGUMA MABI, dont l’importance et la popularité ne peuvent échapper au Préfet et aux autres autorités administratives. Ainsi, ces populations ne pourraient pas délaisser cet événement traditionnel et culturel au combien important, pour se rendre au lieu de la rencontre de la plateforme.
Seulement, agir ainsi au mépris des exigences des populations c’est se fourvoyer. Tant que les populations riveraines ne seront pas directement représentées au sein de cette plateforme par leurs leaders, aucune décision ne leur sera imposée. Ceci laisse déjà entrevoir l’inefficacité de cette plateforme puisque les solutions convenables et correspondantes aux revendications des populations ne sortiront pas de là. On n’assistera qu’à du saupoudrage  afin de faire gagner du temps à la Socapalm ceci à la grande désillusion de ces pauvres populations.
 

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  • Un riverain de Kienké

    Je viens dénoncer les actes que Bolloré a accomplis dans nos plantations. Il a arraché nos terres, avec la complicité du chef de terre, et veut maintenant nous chasser du village. Aidez nous pardon...
    - Guest
    Wednesday, 23 November 2016 08:34 Votre site web
  • Alain TCHATAT

    Je viens dénoncer les attitudes de l'entreprise TACT Cie SARL, qui ne cesse de nous nuire avec les bruits de ses appareils. Nous nous sommes déjà plaints, mais rien n'est fait pour remédier à cela. Nous sommes même allé voir les autorités, mais rien ! Tout le monde semble sourd. Aidez nous SVP.
    - Guest
    Wednesday, 23 November 2016 08:29 Votre site web
  • Le Coordonateur Synaparcam Dizangué

    Je tiens ici à dénoncer les menaces, les persécutions et les intimidations dont je suis victime de la part de la Socapalm en complicité avec les forces de maintien de l'ordre de la localité de Dizangué ; ceci en raison de l'exercice de mes fonctions. Pas plus tard que le 09 novembre 2016, j'ai été convoqué et entendu par le commissariat spécial de la Sanaga Maritime, après une plainte déposée par la Socapalm. En m'y rendant, je m'attendais à tout, sauf à ce que l'initiateur de ma convocation soit cette agro-industrie. En fin de compte, j'ai constaté qu'il s'agissait là une fois de plus d'une tentative d'intimidation et de musèlement de cette société aux grandes tentacules, qui perçoit d'un mauvais œil les actions de revendication de leurs droits par les populations qui n'en peuvent plus de se laisser marcher dessus. Vivement que les autorités étatiques compétentes frappent du point sur la table pour que tout cela cesse.
    - Guest
    Wednesday, 23 November 2016 08:19 Votre site web

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