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Doléances

Voici comment la Socapalm traite ses employés atteints de maladie professionnelle

  22 November 2016

Après plus de 21 ans de service, ce travailleur sera brutalement mis à la porte par son employeur du fait de sa maladie... 

Les expressions populaires telles que "jeter comme du papier hygiénique après usage", ou encore"mettre aux ordures comme une orange pressée" sont trop souvent d'usage à la Socapalm. En effet, dans un univers où, selon les dires, l'être humain est moins important qu'un palmier à huile, les cas de licenciements abusifs ne se comptent plus. Pour une raison ou pour une autre, il est possible pour un employé quelconque de se retrouver du jour au lendemain sans emploi. Les nombreuses années passées au service de l'entreprise n'influencent en rien sur l'issue fatale. L'entreprise est généralement implacable lorsqu'il s'agit de se "débarrasser" d'un employé jugé encombrant, surtout quand celui-ci est devenu inutilisable. C'est ce sort qu'a malheureusement connu Monsieur NYAMSI Laurent.

La victime racontant ses infortunes

Les faits

Monsieur NYAMSI Laurent est un employé de la Socapalm/Mbongo. Topographe pour le compte de l'entreprise, il mène ses activités en toute normalité jusqu'en 2011 où il se trouve subitement confronté à des problèmes liées à sa vue. Une situation au départ gérable (l'intéressé continue à exercer ses fonctions) devient de plus en plus handicapante pour Monsieur NYAMSI qui perd lentement l'usage de ses yeux. Inquiété, ce dernier soumet sa situation à son employeur qui l'envoie faire des examens pour avoir une idée sur l'origine du mal et sur les moyens de l'endiguer. Galvanisé par la marque d'intérêt de son employeur, il va d'abord faire (à ses propres frais) le tour de trois ophtalmologues dont les diagnostics, tous différents les uns que les autres, ne lui permettent pas d'être fixé sur l'origine de son mal. Ne trouvant aucun soulagement après de multiples traitements en local par les collyres, Monsieur NYAMSI se rend compte que le mal est peut-être ailleurs. Il va donc aller consulter un neurologue qui va lui détecter une tumeur qui obstrue le nerf optique. Dans les conclusions relevées dans le résultat de l'expertise médicale (ci-dessous), on constate que ce dernier est sérieusement atteint par la maladie. Il doit non seulement arrêter immédiatement son travail, mais doit également se préparer financièrement pour une évacuation sanitaire d'urgence et pour une opération. Coup total des charges : 11250 Euros, soit plus de 7millions de francs CFA !

L'expertise médicale décrivant l'état de santé de la victime

Retournant chez son employeur avec l'expertise du médecin, Monsieur NYAMSI demande, par une lettre (ci-dessous), sa prise en charge pour une évacuation sanitaire. Cependant, des mois sont passés, et le demandeur ne reçois aucun feedback relativement à sa demande. Sa situation empire et conformément aux recommandations du médecin, celui-ci a arrêté toute activité professionnelle. Ceci lui valu l'arrêt du versement de son salaire par son employeur.

Demande de prise en charge émise par la victime à l'endroit de son employeur

Du silence au licenciement

Les lettres de relance de Monsieur NYAMSI n'y changeront rien. La Socapalm reste muette face aux cris de détresse d'un employé qui a donné plus de 21 années de sa vie au service de cette dernière, au point d'y laisser la vue. Pour enfoncer le clou, la socapalm engage à l'insu de son employé une procédure de licenciement. Ce dernier, du fait de sa cécité, ne leur est plus d'aucune utilité. La démarche de licenciement du travailleur va connaître un premier échec devant le Délégué départemental du travail et de la sécurité sociale (DDTSS) de Dizanguè. La Socapalm , en contradiction avec l'avis du DDTSS, va néanmoins procéder au licenciement du travailleur malade sur la base de ce que la maladie dont souffre ce dernier serait non-professionnelle. Tout ceci après que l'employé malade soit resté plus de 2 années sans salaire à cause de son inactivité. Malade, dépité, désespéré et sans aucune source de revenu, il demande un départ négocié dans l'espoir de bénéficier des droits y afférents. Mais celui-ci reçois en réponse quelques jours plus tard, la notification de la fin de son contrat de travail.

Demande de départ volontaire formulée par la victime dans l'espoir de gagner des droits

Lettre de licenciement comme pour mettre à genou un travailleur déjà handicapé visuellement

Le coup de grâce

Si dans la notification de fin de contrat, façon plutôt élégante pour la Socapalm de qualifier un licenciement, il est prévu que Monsieur NYAMSI Laurent rentre en possession de ses droits. La réalité des faits sera tout à fait cocasse. Après 21 années de services comme agent de maîtrise, ce dernier aura de la part de son employeur, comme solde de tout compte,  la somme de 200.000 francs CFA. De quoi passer une retraite agréable selon la Socapalm. Pour l'employé, cette modique somme ne remplacerait même pas l'argent dépensé pour ses examens médicaux et les multiples déplacements faits dans sa quête de guérison. C'est un lamentable échec, un désaveu complet pour ce chef de famille dont les bras ne peuvent plus apporter le stricte nécessaire à sa progéniture. Sans emploi et désormais inapte, car privé de l'un des sens indispensable à l'exercice du métier de topographe, abandonné à lui même, Monsieur NYAMSI n'a même plus ses yeux pour pleurer sur son sort. Son avenir et celui de sa famille est aussi sombre que le noir dans lequel il est plongé depuis plus de deux années maintenant.

L'avenir

Quelle forfaiture de la part de la Socapalm ! Une entreprise qui poignarde dans le dos même ses plus fidèles employés. Choisir entre dépenser quelques millions pour sauver la vie d'un employé ou jeter celui-ci à la porte pour ne pas à avoir à le soigner? le choix pour est vite fait et Monsieur NYAMSI en a fait les frais. Néanmoins, même si ce dernier n'a plus des yeux pour voir, il a encore un cœur pour ressentir la chaleur d'âmes bienveillantes venant le réconforter et lui donner l'espoir de lendemains meilleurs.

Palmespoir au chevet de la victime

Ceci n'est pas une conclusion, mais une ouverture sur un long combat à mener et à gagner, pour que les droits de ce travailleur soient intégralement restaurés. Les syndicats de la Socapalm pourront-ils une fois de plus se mobiliser pour le cas de leur collègue touché ? La Socapalm restera-t-elle campée sur sa position et refuser de reverser l'intégralité les droits de ce travailleur? Qu'en sera-t-il de son évacuation sanitaire ? pourra-t-il trouver les moyens pour se faire soigner et recouvrer l'usage de la vue ? Telles sont quelques questions qui poussent à être désormais attentif sur ce dossier qui pourra peut-être sonner le glas d'une pratique scandaleuse d'injustice organisée et appliquée par la Socapalm sur ses employés.

 

 

 

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